Le psoriasis érythrodermique peut survenir chez des personnes atteintes de psoriasis en plaques.
- C’est une forme très grave de psoriasis, qui entraîne des complications.
- On l’appelle également érythrodermie psoriasique.
Psoriasis érythrodermique : un psoriasis dangereux
Le psoriasis érythrodermique est une forme grave de psoriasis caractérisée par l’éruption brutale de rougeurs diffuses :
- inflammatoires,
- recouvertes de squames,
- pouvant toucher plus de 90 % de la surface du corps.
Il s’agit d’une forme rare et qui peut mettre la vie du patient en danger.
Ce type de psoriasis peut se compliquer avec :
- des surinfections,
- des troubles de régulation de la température corporelle,
- une déshydratation.
Il peut survenir en association avec un psoriasis pustuleux généralisé.
Causes de ce type de psoriasis : médicaments, infection…
Le psoriasis érythrodermique est une forme très rare de psoriasis.
Il survient le plus souvent chez des personnes atteintes d’un psoriasis en plaques de longue date et très actif.
Il peut être déclenché par plusieurs facteurs :
- une infection,
- l’arrêt du traitement par corticoïdes,
- la prise de certains médicaments, comme le lithium ou les antipaludéens.
Un patient sous haute surveillance : déshydratation
Le traitement du psoriasis érythrodermique repose sur une surveillance stricte du patient (à l’hôpital) pour éviter notamment la déshydratation.
Les médicaments utilisés sont des médicaments immunosuppresseurs puissants :
- méthotrexate ;
- ciclosporine ;
- biothérapies :
- anti-TNF alpha, comme l’aléfacept, l’éfalizumab, l’étanercept ou l’infliximab,
- inhibiteurs d’interleukines 17 (brodalumab et ixekizumab) et 23 (guselkumab et risankizumab-rzaa).
Selon une étude, ces inhibiteurs d’interleukines obtiennent de meilleurs résultats que les anti-TNF alpha dans l’amélioration des psoriasis modérés ou sévères (à court et à long terme).
Une perte de poids améliorait la réponse aux anti-TNF chez les patients en surpoids ou obèses souffrant de rhumatisme psoriasique ou de psoriasis (source : Shan J et al. Influence de l’obésité sur l’efficacité de différents agents biologiques dans les maladies inflammatoires : revue systématique et méta-analyse.